Cela commence souvent par une belle rencontre en ligne, un échange complice, une relation qui semble sincère. Puis, soudain, l’ambiance change : le ton n’est plus à la séduction, il est à l’exigence. Le chantage numérique s’installe progressivement, jusqu’au moment où il est difficile de s’en extirper. Savoir reconnaître les premiers signaux, c’est lui retirer son arme principale : la surprise.
Cette capsule détaille trois signaux à surveiller : l’insistance excessive, quand quelqu’un pousse à envoyer une photo ou vidéo intime malgré les refus, en jouant sur la culpabilité ou l’affection (« si tu m’aimais, tu le ferais ») ; le test de pouvoir, quand les premières menaces discrètes apparaissent après l’obtention d’un contenu ; et l’intimidation sociale, quand l’agresseur prouve qu’il connaît les proches, les réseaux, l’adresse, pour donner un sentiment de traque sans échappatoire.
Si tu sens que tu bascules dans ce piège, agis tôt : arrête tout dialogue, ne négocie pas, ne réponds pas ; garde les traces sans les supprimer ; et brise le cercle en contactant immédiatement une personne de confiance ou les autorités compétentes au Bénin. Le chantage numérique est une violence basée sur le genre. Ce n’est pas ton erreur, c’est son crime. Tu n’es pas seule, la loi est de ton côté.
Ceci est une initiative de Women EdTech, soutenue par CARE Bénin/Togo et financée par l’Agence Française de Développement (AFD), dans le cadre du sous-projet Digital Safe Space, phase 2 du programme Féministes en Action (FeA2).