L’écran s’allume, et c’est le choc : une menace, une photo privée, une demande d’argent. Le cœur s’emballe, tout va trop vite. Mais dans les secondes qui suivent, la réaction est la meilleure arme. Savoir quoi faire immédiatement peut tout changer.
Cette capsule donne quatre règles d’urgence. Première règle, zéro centime, zéro réponse : ne pas payer, ne pas envoyer de nouveau contenu pour « calmer » l’agresseur, car payer confirme que le chantage fonctionne et déclenche la prochaine exigence.
Deuxième règle, devenir archiviste : capturer les menaces, le profil, le numéro et les dates avant que l’agresseur ne supprime tout.
Troisième règle, bloquer et signaler : utiliser les outils de la plateforme pour signaler harcèlement, chantage ou contenu abusif, puis bloquer.
Quatrième règle, alerter les autorités : au Bénin, déposer plainte et contacter les structures compétentes.
L’urgence ressentie, cette pression du « 10 minutes » ou du « tout de suite », est une illusion fabriquée par l’agresseur pour empêcher de réfléchir. Rien ne presse plus que la propre sécurité de la victime. Le chantage est un crime, pas une honte. En suivant ces réflexes, on retire l’oxygène au feu que l’agresseur a tenté d’allumer.
Ceci est une initiative de Women EdTech, soutenue par CARE Bénin/Togo et financée par l’Agence Française de Développement (AFD), dans le cadre du sous-projet Digital Safe Space, phase 2 du programme Féministes en Action (FeA2).