Quand une menace de sextorsion arrive, on a l’impression que le monde s’écroule : la honte, la peur, et puis le silence. On s’isole, on s’enferme, on croit que se taire, c’est se protéger. Mais rester seule, c’est exactement ce que l’agresseur attend, car la sextorsion prospère dans le secret. Briser ce silence n’est pas une faiblesse, c’est la stratégie de défense la plus efficace.
Cette capsule explique pourquoi chercher du soutien change tout : pour récupérer son calme, car seule on panique et la panique fait commettre des erreurs (céder, payer, envoyer), alors qu’avec une personne de confiance on respire, on réfléchit, on agit avec méthode ; pour neutraliser la menace, en montrant à ses proches qu’on est victime d’un crime, ce qui fait perdre tout carburant à la menace ; et pour se sécuriser techniquement, en se faisant aider pour bloquer les accès et conserver les preuves.
Le chantage est un pont entre l’agresseur et la victime, dont le silence est le ciment. Dès que la victime parle à quelqu’un, elle coupe ce pont. Personne n’est obligée de tout dire à tout le monde : une personne de confiance, ou une structure spécialisée au Bénin, formée pour écouter sans juger, suffit déjà. La honte doit changer de camp, elle n’a jamais été celle de la victime.
Ceci est une initiative de Women EdTech, soutenue par CARE Bénin/Togo et financée par l’Agence Française de Développement (AFD), dans le cadre du sous-projet Digital Safe Space, phase 2 du programme Féministes en Action (FeA2).