On dira souvent : « C’est juste Internet. Éteins ton téléphone et ça ira mieux. » Mais si c’était aussi simple, pourquoi le cœur bat-il si vite à chaque notification ? Le cyberharcèlement ne s’arrête pas aux pixels : c’est une violence qui voyage du numérique vers la vie réelle, qui se transforme en anxiété dès le réveil, en peur de croiser un regard dans la rue en se demandant « est-ce qu’il sait, est-ce qu’il a vu ? ».
Les violences basées sur le genre facilitées par la technologie volent bien plus que des données : elles volent la confiance, poussent à s’isoler, à quitter ses groupes d’amis, à abandonner ses projets, parce que l’espace public, réel ou virtuel, semble soudainement dangereux. Si tu vis cela, sache que tes émotions sont légitimes et que tu n’as pas à porter ce poids seule.
Pour commencer à reprendre le pouvoir : désactive les alertes pour reprendre le contrôle de ton temps, parle-en en vrai à une amie, un proche ou un professionnel (la honte doit changer de camp, elle n’est pas la tienne), et documente pour pouvoir agir sans avoir à tout revivre au quotidien. Ta santé mentale vaut plus que n’importe quelle connexion.